Je croyais qu'il m'aimait
     
Je croyais qu'il m'aimait
Mise en image de l'histoire de Fidji. Une histoire bien réelle
Modèle : Fidji
Texte : Fidji
J'avais mal et je n’ai rien dit, j'ai eu peur et j'ai souffert.
Fermer les yeux, baisser la tête, c'est tout ce que j'ai su faire…
L'amour rend aveugle, mais j'ai tout vu.
C'était écrit. Malheureusement je n’avais pas tout lu.
J'ai eu mal et je n’ai rien dit.
Il m'a menacé de mort, j'étais bloquée, j'avais peur … mais je crois que j'ai eu tort.

« Regardes moi dans les yeux quand je te parle, lâche que tu es !
Pourquoi tu me regardes dans les yeux ? Je t'ai dit de les baisser, petite pute !»

Je ne savais jamais si je devais ou non le regarder dans les yeux. Mais ce dont j'étais sûre, c'est que son regard était effrayant.

Je pourrais être morte dans une seconde, tout est si fragile.

Durant 6 mois j'ai enduré j'ai pris les coups sans rien dire. En me promettant que s’il recommençait et bien je partirai.
Mais à chaque fois c'était la même. J'avais trop peur qu'il me tue. Je surveillais chacun de ses faits et gestes, la peur d'etre battue.
Il avait réussi à me faire croire que rien ne l'arrêterait ni la police, ni mon espoir.
Pourtant il n’y a pas de surhomme, maintenant je le sais.
Il n'y pas de sérum non plus pour effacer les traces qu'il m'a laissées.

Et à cet instant, je sentis mes organes brûler en moi, ne plus réussir à trouver ma respiration sous les coups qu'il me mettait dans le ventre, sous les côtes.
Un rejet de douleur sort de ma bouche avec difficulté.
Je me retrouve à terre, je me plis du mieux que je peux en position fœtale tout en protégeant mon visage de la suite à venir.
Et je ne pense plus à rien, personne ne peut m'aider à cet instant précis, … alors je subis, le laisse me violenter comme bon lui semble jusqu'en attendant qu'il s'arrête, pour de nouveau me cacher et me soigner, en silence.

Papa, arrêtes de me faire du mal, nous ne pourrons pas améliorer notre relation si tu ne cesses de verser ta colère par des coups. Réalises tu que j'ai peur des hommes? Peur de devoir un jour subir ce que tu me fais subir ?
Laisses moi me libérer de ces chaînes, laisses moi avoir l'opportunité de vivre, de croire en qui je suis.
Papa, s'il te plaît, je t'en conjure, arrêtes d'essayer de me tuer..

Et il avait cette tendance et cette facilité d'agripper de sa main ferme ma tignasse de cheveux. Le point faible d'une femme pour la paralyser de tout mouvement tant la douleur est intense. Il agrippe mes cheveux, me tape la tête sur la porte à plusieurs reprises.
Je me sens tomber, je me sens chuter. Suis-je dans un cauchemar?
S'il vous plaît réveillez-moi !

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